Mercredi 28 novembre 2007
Aaah après un week-end en 1746, le retour à la réalité est difficile!
Sans en dire trop sur mon personnage (au cas où de futurs joueurs des Liaisons Dangereuses 5 traîneraient dans le coin), voilà les sentiments qui en ressortent :
J’en rêve la nuit…
Ce matin mon réveil s’est mis en route sur la radio et j’ai entendu la phrase « négocier avec l’Iran » ; dans mon sommeil, je me suis fait la réflexion : « ah, il va falloir que j’aille en discuter avec notre ambassadeur oriental ».
J’ai adoré mon rôle. J’ignore si j’aurai pu être aussi comblée avec un autre personnage !!
Comme je l’avais expliqué (ou pas ?) dans ma fiche d’inscription, mon bonheur sont les intrigues de cœur et les grosses angoisses du genre « si on découvre ceci je suis foutue » qui mettent bien la pression ; et comme je l’ai sûrement dit également à l’inscription, je suis nulle pour intriguer parce que je fais facilement confiance aux gens et qu’on me berne sans difficulté. Je *perds* mes GN assez systématiquement dans la mesure où rater tous ses objectifs et finir assassinée peut s’apparenter à perdre (mais je m’amuse beaucoup, donc la notion d’échec reste toute relative).
Sachant cela, j’étais ravie de me découvrir cette meurtrière multi récidiviste qui assassine pour monter en puissance et en richesse, avec cette angoisse que mon mari fouille mon passé et me fasse répudier ; et de constater que je devais en parallèle travailler à garder mon mari, justement, mais aussi mon amant (uhuhuh). Et étant donné l’identité de l’amant en question, j’étais convaincue que j’allais me faire empoisonner derrière une porte par une horde de courtisanes voulant ma place !
Je vous épargne le récit des danses lors du bal, des conversations chuchotées dans un couloir ou parfois même derrière un rideau, de la coucherie avec Monsieur le dauphin. J’ai passé un week-end fabuleux, plein de faste, de paillettes, d’étiquette, de robes à panier. J’adorais le 18ème siècle pour son aspect frivole, les excès de la noblesse, le vice à son extrême, les intrigantes poisseuses sous les perruques poudrées. Je l’aime encore davantage maintenant que j’ai pu le vivre. Je tire mon chapeau à l’équipe de scénaristes qui ont écrit les personnages et mêlé les intrigues, mais surtout au travail de décors, de costumes, de logistique et de mise en scène. Les dîners étaient somptueux. Le buffet était incroyable, je n’ai pas de mots. J’étais à Versailles, j’étais en 1746. C’était une expérience au-delà des adjectifs dithyrambiques que je pourrais trouver.
Merci à tous !
Et merci pour ce rôle incroyable, qui m’a été mieux que je n’aurai pu l’imaginer. J’ai adoré intriguer pour gagner mon mari ET mon amant. Les garder tous les deux. Me faire aimer d’eux. Et à défaut, les y contraindre, par la voie de pratiques secrètes et interdites. Cacher le secret de mon passé, craindre à chaque instant d’être démasquée. Vivre avec cette angoisse, et pourtant semer les graines et cultiver mon avenir. Jouer des influences. Jouer des charmes, jouer des rires, jouer de l’hypocrisie, jouer des airs naïfs… Ecraser Madame ma concurrente entre mes doigts… Je l’aurai assassinée de mes mains si j'avais échoué à regagner mon galant. L’humiliation d’être congédiée aussi froidement était insoutenable !
Pour ceux qui sont curieux (ou qui s'ennuient), j'ai un compte-rendu de 9 pages word à disposition. Il suffit de la demander.
Je doute qu'ils soient nombreux, mais je suis tellement accablée de gN-blues que je meurs d'envie de crier mon désespoir sur les toits : ENCOOOOOORE!!
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